Les chiffres du diabète en France

Entre 2000 et 2009, le taux de prévalence du diabète* en France n'a cessé d’augmenter. Il a même progressé plus vite que prévu. En 2009 **, on estimait à plus de 3,5 millions le nombre de personnes atteintes, des chiffres attendus normalement pour 2016. Ils témoignent d’une véritable croissance de l’épidémie. En ligne de mire, comme causes principales du diabète : surpoids, obésité, mauvaise alimentation, sédentarité et faible activité physique.

Combien sommes-nous en France ?

En France, en 2013, plus de 3 millions de personnes prenaient un traitement médicamenteux pour leur diabète (soit 4,7% de la population). A cela, s’ajoutent les personnes diabétiques qui s’ignorent. Cette prévalence* ne cesse d’augmenter en France, particulièrement chez les hommes, les jeunes (<20 ans) et les plus âgés (>80 ans).
Toutefois, cette progression enregistre un ralentissement depuis 2009 : le taux de croissance annuel moyen était de 5,4 % sur la période 2006-2009 et de 2,3 % sur la période 2009-2013.
La majorité de ces personnes sont diabétiques de type 2 non insulinodépendantes (76 %). Elles représentent 92 % des cas de diabète traité. Le diabète de type 1 représente 6% des cas de diabète traité.

Les causes de l'évolution du diabète : surpoids et obésité

Parmi les causes du diabète, il y a toujours les facteurs de prédisposition (gènes, antécédents familiaux, etc.). Bien sûr, le vieillissement de la population, le dépistage précoce et l'amélioration de l'espérance de vie des personnes traitées augmentent mécaniquement les chiffres. Mais ce sont surtout des facteurs sociaux et environnementaux (liés à nos modes de vie) qui expliquent cet accroissement constant : surpoids, obésité, manque d'activité physique, sédentarité constituent les principales causes du diabète en France.

Âge, sexe, conditions sociales, territoire... : les disparités du diabète

Nous ne sommes pas tous égaux face au diabète et face aux risques de diabète. Les études confirment des disparités liées à l’âge, au sexe (les hommes sont plus touchés que les femmes), aux conditions sociales, ainsi que des disparités géographiques : elles persistent et s’accentuent. Les taux de prévalence les plus élevés en France sont toujours dans les départements et régions d'outre-mer et dans le nord de la France. Tandis que les régions de l’ouest de la France métropolitaine ont les taux de prévalence les plus faibles : Bretagne, Pays-de-la-Loire et région Aquitaine. Diabète et précarité
Cette disparité géographique n’est pas sans traduire des différences sociales. Plus on est pauvre, plus on est touché par le diabète. Sur un périmètre limité, les chiffres sont sans appel : en Seine-Saint-Denis, le taux de prévalence en 2009 était de 5,8 %, alors qu'à Paris, il était de 3,2 %. (Source : BEH InVS, 42-43, novembre 2010)

Les inégalités territoriales et socioéconomiques affectent l'efficacité des soins.

Préconisations pour endiguer la hausse

Renforcer les actions de prévention du diabète et de ses complications, proposer une éducation thérapeutique personnalisée en tenant compte de l'âge, de l'ancienneté du diabète… pour améliorer l'autonomie des personnes touchées dans la gestion de leur diabète au quotidien et leur qualité de vie.

Le diabète chez les personnes âgées

Le nombre de personnes diabétiques âgées de 75 ans et plus en France atteint 26 % (1 sur 4). En 2025, les personnes âgées représenteront un quart de la population française. En France comme dans le reste du monde, le nombre élevé de diabétiques chez les personnes âgées (majoration de la prévalence du diabète des seniors) s'explique par deux facteurs essentiels :

  •  la progression de la fréquence du diabète,
  •  l’augmentation régulière de l’espérance de vie.

Ainsi dans l’hexagone, si la moyenne d’âge des personnes diabétiques est de 65 ans, un quart d'entre elles est âgé de 75 ans ou plus.

*Taux de prévalence du diabète : nombre de personnes diabétiques par rapport à l’ensemble de la population.
** Le  nombre  de personnes  diabétiques  en  France est  passé de  1,6  à  2,9  millions.  À cela  s'ajoute les presque 700 000 diabétiques qui s'ignorent. (Source : BEH Invs, 42-43, novembre 2010)

Bulletin N° 34-35 - 10 novembre 2015 sur le site de l'InVS

Le diabète est un fléau, il faut faire reculer cette épidémie en soutenant la Fédération Française des Diabétiques