Témoignage

Céline, 28 ans

Je m'appelle Céline, j'ai 28 ans et avant le 8 janvier 2016 je ne connaissais le diabète que par le biais de ma grand mère également diabétique de type 1. Avec une glycémie supérieure à 3 au moment de la découverte de la maladie, mon médecin m'a envoyée faire une piqûre d'insuline en urgence sans que j'ai le temps de réaliser ce qu'il m'arrivait.

C'est une fois sur le lit d’hôpital avec l'aiguille dans le bras que j'ai compris que ma vie ne serait plus jamais la même. Le médecin urgentiste m'a renvoyée chez moi avec mon diabète, ma peur et mes larmes...Etant consciente, il n'y avait aucune raison de me garder, ou de m'aider à trouver une infirmière pour le lendemain (dimanche).

 

Heureusement, j'ai eu ensuite "la chance" de tomber sur une diabétologue en or qui m'a prise en charge immédiatement et fait hospitaliser d'urgence. Les infirmières du service étaient avec moi pour me réconforter et essayer de m'expliquer comment gérer cette maladie. Elles se sont démenées pour que je vois une nutritionniste et une psychologue.  J'ai été de nouveau hospitalisée deux mois après pour rencontrer d'autres diabétiques de type 1 qui m'ont à leur tour expliqué leur quotidien. La diabétologue et les infirmières étaient toujours autant présentes pour moi.

 

J'ai surtout eu la chance d'avoir mon entourage à mes cotés et un homme en particulier qui me permet petit à petit de me relever de cette épreuve. Il sait que je n'ai toujours pas accepté la maladie et les contraintes que cela entraîne. Il est à mes cotés à chaque piqûre et à chaque baisse de moral. Nous débutions notre vie à deux lors de la découverte de la maladie, nous avons aujourd'hui de beaux projets pour l'avenir et avons décidé que le diabète ferait parti de notre quotidien mais qu'il ne le dirigerait pas. Ce n'est pas simple tous les jours mais il rend la vie plus simple et plus belle.

 

Voilà, je voulais orienter mon témoignage sur l'importance de l'entourage et du corps médical qui joue un rôle primordial dans l'acceptation de cette maladie et dans l'envie de se battre mais surtout de suivre son protocole. Même si un non diabétique ne peut pas forcément comprendre les changements d'humeur, il ne faut pas hésiter à parler de nos peurs et de nos envies, de tout envoyer balader, c'est sans doute là la seule chose qui nous aide à nous battre.

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